Le DALA, l’autre révolution hormonale… celle des hommes

Le Déficit Androgénique Lié à l’Âge (DALA), ou « andropause », correspond à une diminution progressive de la testostérone chez l’homme. Il se traduit par des inconforts sexuels, physiques et psychologiques, qui altèrent significativement la qualité de vie. Certains facteurs, comme le surpoids ou le stress, accentuent ces manifestations. D’où l’importance d’un accompagnement précoce reposant sur l’amélioration des habitudes de vie (alimentation, activité physique, sommeil) et sur l’utilisation de nutraceutiques dont l’efficacité a été démontrée par des études cliniques.

 

Un peu de physiologie

La testostérone, hormone sexuelle masculine cruciale, joue un rôle vital non seulement dans la spermatogenèse et la fonction sexuelle, mais aussi dans le métabolisme, la psychologie et la santé cardiovasculaire. Sa synthèse s’effectue principalement dans les testicules, et plus exactement dans les cellules de Leydig. Ce processus est initié par l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique : l’hypothalamus sécrète la GnRH (hormone de libération des gonadotrophines) qui elle-même stimule la libération de LH (hormone lutéinisante) par l’hypophyse. La LH se lie aux récepteurs des cellules de Leydig, ce qui déclenche la stéroïdogenèse, c’est à dire la production des hormones stéroïdiennes à partir du cholestérol qui est transporté vers la membrane mitochondriale interne, facilité par des protéines, notamment la StAR (protéine régulatrice aiguë stéroïdogénique).

Avec l’âge, la synthèse de testostérone est altérée en raison :

  • D’une moindre efficacité de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique avec une baisse de la synthèse de GnRH dès 35 ans, ce qui baisse la production de LH ;
  • D’un dysfonctionnement des cellules de Leydig (moindre rendement des mitochondries, sénescence cellulaire, baisse de l’autophagie…).

D’après une revue publiée en 2024, les hommes âgés de 40 à 70 ans voient leur taux de testostérone totale baisser en moyenne de 0,4 % par an, tandis que la testostérone libre recule d’environ 1,3 % par an.

 

Comprendre le DALA

Le déficit androgénique lié à l’âge, également appelé hypogonadisme masculin lié à l’âge ou tardif, ADAM (Androgen Deficiency in Aging Male) ou encore syndrome climatérique masculin, correspond à une diminution progressive de la testostérone chez l’homme d’âge moyen et âgé. Ce processus physiologique s’accompagne d’inconforts sexuels, physiques et psychologiques, impactant significativement la qualité de vie. Contrairement à la ménopause féminine, l’andropause évolue de façon insidieuse et lente : la baisse de la testostérone débute dès la trentaine et s’accentue à partir de 40 ans.

 

Le diagnostic du DALA

° La prise de sang

Dans le sang, la testostérone est présente sous au moins trois formes qui constituent la testostérone totale (TT) :

  • 40 à 50 % est liée à une protéine plasmatique, la SHBG (Sex Hormone Binding Globulin), où elle reste inactive ;
  • 30 à 40 % est liée à l’albumine. Elle peut se libérer dans les tissus cibles et devenir active ;
  • 2 à 4 % circule sous forme de testostérone libre (TL). Ce taux est calculé à partir de la TT, des taux d’albumine et de SHBG. Toutefois, une seule mesure ne suffit pas : il est recommandé de réaliser deux prélèvements, espacés de quelques jours, idéalement le matin à jeun entre 7h et 11h, afin de tenir compte des variations circadiennes. Certains chercheurs pensent qu’il serait même préférable de mesurer celle présente dans la salive en raison de l’absence de testostérone liée aux protéines.

 

° Les questionnaires

Plusieurs questionnaires ont été élaborés pour évaluer l’ampleur des inconforts andropausiques, notamment l’AMS (Aging Male Symptoms) – l’échelle de manifestations du vieillissement masculin ou encore l’ADAM test (Androgen Deficiency in aging Male) :

  1. Avez-vous constaté une diminution de votre libido (désir d’avoir des rapports sexuels) ?
  2. Sentez-vous un manque d’énergie ?
  3. Avez-vous constaté une diminution de force musculaire et d’endurance à l’effort ?
  4. Avez-vous remarqué que vous aviez rapetissé ?
  5. Avez-vous remarqué une diminution de votre joie de vivre ?
  6. Vous sentez-vous triste ou grincheux ?
  7. Vos érections sont-elles moins fortes ?
  8. Avez-vous remarqué une diminution de votre capacité de « pratiquer du sport » ?
  9. Tombez-vous endormi après les repas ?
  10. Avez-vous remarqué une diminution récente de votre capacité de travail ?

Le test est positif si le patient répond oui à la question 1 et/ou 7 ou à au moins trois des autres questions.

Ce type de questionnaire peut être complété par l’IIEF (Score de l’indice international de la fonction érectile) plus spécifique de la fonction sexuelle.

 

Les manifestations du DALA

Le DALA se caractérise par un faible taux de testostérone sérique chez un homme d’âge moyen ou plus âgé, associé à des manifestations diffuses rappelant ceux d’un véritable hypogonadisme masculin, c’est à dire une diminution de la fonction sexuelle, une perte de vigueur, une faiblesse musculaire et parfois une dépression.

Les experts divergent largement sur les critères diagnostics, la fréquence, l’impact et la prise en charge de l’andropause. En revanche, il est bien établi que la production testiculaire de testostérone diminue lentement et progressivement avec l’âge. Lorsque cette baisse s’accompagne d’inconforts évocateurs d’un déficit androgénique, on parle alors d’andropause ou d’hypogonadisme tardif. En moyenne, la diminution de la testostérone est modeste, de l’ordre de 1 à 2 % par an, mais elle peut être plus marquée chez certains hommes et peut conduire à un véritable hypogonadisme clinique. À l’inverse, chez d’autres en parfaite santé, cette baisse peut passer totalement inaperçue.

 

Afin d’obtenir davantage d’informations scientifiques sur l’andropause, des chercheurs ont lancé dans huit centres européens l’EMAS, l’étude européenne sur le vieillissement masculin, au sein d’une vaste cohorte d’hommes, âgés de 40 à 79 ans.

Les manifestations généralement observées ont été classés en trois groupes :

  • Inconforts sexuels: diminution de la fréquence des érections matinales, diminution du désir sexuel (pensées sexuelles), et dysfonction érectile.
  • Inconforts physiques/somatiques: diminution du volume et de la force musculaires (faiblesse musculaire), de l’énergie physique, de la résistance à la fatigue, incapacité à s’engager dans une activité vigoureuse et augmentation du temps nécessaire à la récupération, modification de la silhouette (augmentation du tour de taille, relâchement de la sangle abdominale).
  • Inconforts psychologiques: anxiété, irritabilité et nervosité, hypersensibilité, découragement/abattement, tristesse, diminution de la volonté d’entreprendre, état dépressif, insomnies.

Les chercheurs ont observé que les seuls inconforts significativement associés aux taux de testostérone sérique (totale et libre) étaient ceux reliés à la fonction sexuelle. Les fréquences des autres manifestations physiques et psychologiques utilisées dans les questionnaires sur l’andropause n’ont montré aucune association significative. Si un homme ne présente pas de réduction de la fonction sexuelle, il ne souffrirait donc pas d’andropause et les autres inconforts ne sont pas à eux seuls associés à une véritable andropause. La fonction sexuelle serait donc un très bon indicateur de la santé d’un homme qui prend de l’âge.

 

L’andropause, selon les chercheurs de l’EMAS, pourrait donc être définie par :

  • Un faible taux de testostérone (TT < 11 nmol/L et TL < 220 pmol/L) et
  • Une triade de troubles sexuels (dysfonction érectile, diminution des érections matinales, pensées sexuelles réduites).

 

L’andropause est également souvent reliée au surpoids et à d’autres comorbidités en lien avec une augmentation du risque cardiométabolique (déséquilibre métabolique, diabète…). La prévalence du DALA est en effet deux fois plus élevée chez les hommes souffrant d’obésité, de diabète et d’hypertension que chez les hommes sans ces affections.

Sur une période de suivi de plus de 4 ans, les chercheurs ont ainsi remarqué que les hommes andropausés avaient un risque cinq fois plus élevé de mortalité toutes causes confondues et de mortalité cardiaque. L’andropause n’est donc pas un trouble banal, et les hommes concernés nécessitent une prise en charge particulière. Le DALA a également été associé, dans 75 % des cas, au surpoids ou à l’obésité et la perte de poids a permis d’inverser efficacement les baisses de testostérone associées à l’obésité,.

Une étude parue en 2021, réalisée sur 5078 hommes âgés de 40 à 79 ans a confirmé que le score total obtenu au questionnaire AMS n’est pas un indicateur approprié de diminution de la testostérone, et que le taux de testostérone libre (TL) est plus fiable que le taux de testostérone totale (TT) pour diagnostiquer un hypogonadisme tardif. Et cette étude a surtout bien mis en évidence que l’IMC est un facteur important à prendre en compte. Plus l’IMC et le pourcentage de graisses abdominales sont élevés, plus les taux de TT et TL sont bas. Ainsi, chez les hommes obèses (IMC ≥ 28), 12,6 % présentent une TT basse et 39,6 % une TL basse, contre des pourcentages nettement plus faibles chez les hommes de poids normal.

La gestion des kilos est donc primordiale pour maintenir un bon taux de testostérone circulante avec l’âge.

 

Les solutions médicamenteuses

Comme chez les femmes, des solutions hormonales existent pour les hommes. La testostérone orale, faiblement absorbée, n’apporte généralement des résultats satisfaisants que chez les personnes jeunes présentant une déficience modérée. D’autres options, comme les formes transdermiques (gels) ou injectables, sont disponibles, mais elles s’accompagnent d’effets secondaires potentiels. De plus, les résultats variables des essais cliniques soulignent la nécessité d’examiner plus en détail l’interaction complexe entre déficit androgénique et vieillissement. Ainsi, avant toute mise en place d’un protocole, il est indispensable d’évaluer soigneusement le rapport bénéfices/risques.

À l’heure actuelle, et avec l’accord du médecin traitant, il semble donc plus rationnel d’inciter les hommes andropausés à modifier leurs habitudes de vie, à perdre du poids et à effectuer un dépistage rigoureux de leurs comorbidités, plutôt que de se lancer dans un protocole substitutif à la testostérone, dont les bénéfices sont incertains et les effets secondaires à long terme peu connus.

 

La stratégie intégrative : habitudes de vie et nutraceutiques

  • Informer

Une étude clinique publiée en 2020 a montré qu’une intervention éducative permettait d’améliorer les connaissances et l’attitude des hommes face à l’andropause, favorisant ainsi une reconnaissance plus rapide et une prise en charge adaptée de ses complications. Par ailleurs, le concept de “Couplepause” mérite d’être encouragé : il s’agit d’adopter une approche centrée sur le couple pour aborder cette étape de vie, ce qui peut contribuer à améliorer à la fois l’intimité et la satisfaction sexuelle des deux partenaires.

 

  • Augmenter l’activité physique

La littérature scientifique suggère que l’activité physique régulière, conforme aux recommandations de l’OMS de 150 minutes par semaine, peut atténuer les troubles reliés au DALA. Des programmes d’exercices physiques chez les hommes d’âge moyen et/ou âgés ont amélioré la force, la masse musculaire, les réponses métaboliques et hormonales, et apporté des bénéfices cardiovasculaires. Un protocole d’exercices physiques spécifiques, trois fois par semaine pendant six mois, à raison de 60 minutes par séance (30 minutes aérobie et 30 minutes en résistance) a ainsi soulagé les inconforts hormonaux, physiques, psychologiques et sexuels des hommes d’âge moyen atteints de DALA.

 

  • Améliorer la gestion du stress et le sommeil

Le stress chronique élève le taux de cortisol qui inhibe la sécrétion de GnRH au niveau de l’hypothalamus, ce qui provoque une baisse de la LH et donc de la production de testostérone par les testicules. Il favorise également l’insulinorésistance et l’adiposité abdominale, ce qui augmente l’activité de l’aromatase et donc la conversion de testostérone en œstradiol. Il est donc primordial de dresser la liste des facteurs stressants dans la vie d’un homme et de mettre en place des stratégies pour les réduire.

Parmi les stress quotidiens, le travail peut être une source importante et une étude en 2021 a mis en évidence qu’il existe des corrélations notables entre l’environnement de travail et l’apparition, ou la sévérité, des changements hormonaux liés à l’âge. Les facteurs liés au travail, tels que le stress psychologique, les fortes exigences physiques, les horaires décalés et les inconforts du sommeil associés, ainsi que le statut socio-professionnel ont par exemple montré une corrélation significative avec les manifestations de l’andropause et des taux de testostérone libre plus bas. A l’inverse, une meilleure qualité de sommeil était associée à moins d’inconforts et à une meilleure fonction sexuelle.

En 2011, une étude avait déjà révélé que le manque de sommeil entraîne en effet une diminution des taux de testostérone et de la vigueur générale. La qualité du sommeil devrait donc être considérée lors de l’évaluation des déficiences androgéniques.

 

Les pistes nutraceutiques pour améliorer la gestion du stress et le sommeil

° Des probiotiques spécifiques de l’équilibre émotionnel (psychobiotiques) à prendre le matin à jeun ; du magnésium sous forme bisglycinate à raison de 3 à 6 mg par kilo et par jour ; des acides gras oméga-3 à longues chaînes au quotidien et une plante adaptogène : ashwagandha, maca ou ginseng panax qui ont toutes trois également fait leurs preuves dans la réduction des inconforts reliés au DALA.

° Pour compléter, il est possible d’ajouter en synergie de la L-théanine ou du gaba pour une meilleure détente ou de la mélatonine et/ou des plantes favorisant une meilleure qualité de sommeil comme la mélisse, la passiflore ou la verveine citronnelle.

 

  • Perdre du poids si nécessaire

Le surpoids ou l’obésité sont des facteurs aggravants du DALA. La perte de poids (même modérée) peut augmenter significativement les taux de testostérone totale et libre. Une méta-analyse publiée en 2013, regroupant 24 études cliniques, a clairement montré qu’un régime hypocalorique ou une chirurgie bariatrique favorisent l’augmentation de la testostérone totale et libre. Cette hausse est d’autant plus marquée chez les hommes jeunes, non diabétiques, avec une obésité plus sévère et ceux dont la perte de poids est plus importante. Ces kilos en moins s’accompagnent également d’une baisse de l’estradiol et d’une hausse des gonadotrophines.

La baisse de testostérone chez les hommes est effectivement étroitement liée à la prise de poids, notamment à une augmentation de la masse grasse abdominale (graisse viscérale). Selon les études épidémiologiques, cette relation est bidirectionnelle, c’est-à-dire qu’une baisse de testostérone favorise la prise de poids et le déséquilibre métabolique mais aussi que la prise de poids favorise la baisse de testostérone :

  • Baisse de testostérone → Prise de poids : La testostérone favorise le maintien de la masse musculaire, qui est métaboliquement active (elle consomme de l’énergie au repos). Si la masse musculaire diminue, le métabolisme de base est plus bas, ce qui favorise la prise de poids, notamment une augmentation du tissu adipeux abdominal. La baisse de testostérone peut aussi entraîner une fatigue chronique, une baisse de motivation et un moral en berne, ce qui peut réduire l’envie de pratiquer une activité physique et conduire à des comportements alimentaires déséquilibrés.
  • Prise de poids → Baisse de testostérone: Le tissu adipeux (surtout viscéral) contient une enzyme appelée aromatase, qui convertit la testostérone en œstradiol. Plus l’organisme contient de graisses abdominales, plus l’aromatisation de la testostérone est importante et plus le taux de testostérone libre baisse. L’obésité est aussi associée à des taux élevés d’œstrogènes chez les hommes, ce qui active les récepteurs œstrogéniques hypothalamiques et donc inhibe l’axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire.

C’est donc un véritable cercle vicieux qui s’installe : toute baisse de testostérone augmente la graisse viscérale qui elle-même baisse encore davantage son taux.

La baisse de testostérone observée dans le DALA est donc à la fois une cause et une conséquence du surpoids, raison pour laquelle la perte de poids, via un régime alimentaire spécifique, et la pratique d’une activité physique peuvent être bénéfiques et devraient donc être envisagées chez les hommes hypogonadiques symptomatiques pour briser ce cercle vicieux.

 

Les pistes nutraceutiques pour perdre du poids

° Des probiotiques spécifiques métaboliques ;

° Des actifs augmentant la thermogenèse (gingembre, thé vert) et/ou favorisant le déstockage et l’utilisation des graisses (café vert, Coleus forskohlii, wakamé…) ;

° Des actifs régulateurs d’appétit qui agissent sur les taux de GLP-1 (Hibiscus sabdariffa, flavonoïdes de cacao…) et les autres hormones de la faim et de la satiété.

 

  • Adopter une alimentation méditerranéenne brute

Selon une revue de 2025, les changements alimentaires comme l’adoption du régime méditerranéen riche en légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses, oléagineux et huile d’olive, avec une consommation modérée de poisson et de volaille, améliore la santé cardiovasculaire et la fonction érectile. Les antioxydants qu’il apporte à chaque repas sont en effet cruciaux pour la santé endothéliale et la synthèse d’oxyde nitrique (NO), un vasodilatateur essentiel à l’érection.

Une revue en 2020 a d’ailleurs montré que certains flavonoïdes tels que la chrysine, l’apigénine, la lutéoline, la quercétine et la daidzéine peuvent améliorer la stéroïdogenèse dans les cellules de Leydig, donc la production de testostérone, notamment en favorisant l’expression de la protéine StAR, essentielle à l’entrée du cholestérol dans les mitochondries, ce qui pourrait être efficace pour retarder l’apparition du DALA.

Selon l’enquête nationale sur la santé et la nutrition (NHANES) parue en 2020, les hommes devraient aussi consommer de bonnes graisses en quantité suffisante. En effet, les hommes qui suivaient un régime alimentaire pauvre en graisses présentaient des taux de testostérone plus faibles.

 

  • Faire le plein de zinc, magnésium et D3

° Du zinc : Le statut en zinc influence directement la production et la régulation de la testostérone chez les hommes via la stimulation de la libération de GnRH et de LH. Il protège également les cellules de Leydig contre le stress oxydatif, ce qui favorise une sécrétion optimale de testostérone. Il est aussi nécessaire au bon fonctionnement des récepteurs androgéniques ce qui permet à la testostérone d’agir plus efficacement dans les tissus et enfin il joue un rôle clé sur la 5 α-réductase, l’enzyme qui convertit la testostérone en dihydrotestostérone (DHT). Une déficience en zinc a donc un effet négatif sur le taux de testostérone et une supplémentation peut s’avérer nécessaire.

° De la vitamine D3 : La vitamine D agit comme une hormone stéroïdienne et son récepteur est fortement présent dans les testicules, notamment dans les cellules de Leydig qui produisent la testostérone. Selon une étude clinique de 2011, une supplémentation quotidienne en vitamine D3 (3332 UI par jour pendant un an) chez des hommes ayant un déficit a permis d’augmenter les taux de testostérone totale et libre.

Une revue en 2023 a même montré qu’une supplémentation en vitamine D3 (ou une exposition suffisante au soleil) pourrait prévenir la dépression chez les hommes d’âge moyen et âgés grâce à son effet sur la testostérone.

° Du magnésium : Selon une étude clinique publiée en 2011, faite sur 399 hommes de plus de 65 ans, les chercheurs ont constaté que le statut en magnésium est fortement et indépendamment associé aux hormones anaboliques, notamment la testostérone.

 

  • Miser sur les phyto-androgènes

Il existe très peu de plantes qui fournissent de véritables phyto-androgènes, c’est à dire des actifs ayant une structure relativement proche ou un effet similaire aux androgènes comme la testostérone. La plupart agissent plutôt :

  • En stimulant la stéroïdogenèse (synthèse de testostérone),
  • En modulant les récepteurs androgéniques,
  • En limitant la conversion des androgènes (testostérone, androstènedione)en œstrogènes (œstradiol, œstrone) via l’inhibition de l’aromatase ;
  • En empêchant la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT) via l’inhibition de la 5 α-réductase.

 

° Le Fenugrec (Trigonella foenum-graecum) est une légumineuse largement utilisée en médecine traditionnelle. Il contient une variété d’actifs intéressants, notamment des alcaloïdes, des saponines (en particulier la protodioscine, un stéroïde végétal) et des flavonoïdes. Plusieurs études cliniques récentes montrent que les extraits de fenugrec sont prometteurs pour les hommes ayant des inconforts reliés au DALA puisqu’ils semblent efficaces pour :

  • Augmenter le taux de testostérone totale (en particulier la testostérone libre mesurée dans la salive) en inhibant l’aromatase et la 5 α-réductase, en stimulant la libération de GnRh/LH et en augmentant la sensibilité testiculaire à la LH ;
  • Diminuer le score AMS ;
  • Améliorer la fonction sexuelle y compris le nombre d’érections matinales et la fréquence de l’activité sexuelle (amélioration des scores de l’IIEF) ;
  • Favoriser une meilleure composition corporelle (baisse du rapport masse grasse/masse musculaire) et santé cardiovasculaire en influençant favorablement le profil lipidique sanguin.

Ces extraits sont généralement considérés comme sûrs et bien tolérés, avec peu d’effets secondaires,,,,,.

 

° L’Ashwagandha (Withania somnifera), également connu sous le nom de Ginseng indien, est une plante largement utilisée en médecine ayurvédique pour ses bienfaits sur la vigueur, l’amélioration de la force et de l’endurance musculaire. Ses racines contiennent plusieurs alcaloïdes et lactones stéroïdiennes, notamment des whitanolides. Les études ont clairement mis en évidence qu’une supplémentation en Ashwagandha permet d’augmenter le taux de certaines hormones stéroïdiennes masculines, notamment la DHEA-S (+14,7%) et la testostérone (de +18% à +33%) via la régulation de la libération et de l’activité de la GnRH. Toutefois, comme ces taux diminuent après l’arrêt de la supplémentation, une prise continue est nécessaire pour maintenir les effets.

Selon les études cliniques faites de 2019 à 2024, la prise d’ashwagandha :

  • Améliore le bien-être sexuel avec une augmentation du désir, de l’excitation ;
  • Diminue la fatigue, augmente la vigueur ;
  • Favorise un meilleur équilibre psychologique avec une baisse de l’anxiété et du stress perçu via une amélioration de l’activité GABAergique et une modulation de la sérotonine et de la dopamine. Ce puissant adaptogène agit sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (baisse du cortisol) et contribue donc à prévenir la baisse de testostérone provoquée par le stress,,.

 

Selon deux revues d’études parues en 2021 et 2024, l’Ashwagandha et le Fenugrec augmentent significativement les taux de testostérone chez l’homme mais leurs mécanismes d’action étant différents, il est intéressant de les prendre en synergie,.

 

° Le Tribulus (Tribulus terrestris) est traditionnellement utilisé comme stimulant sexuel et les preuves scientifiques actuelles suggèrent en effet qu’une supplémentation peut améliorer la fonction érectile, en particulier chez les hommes souffrant de dysfonction érectile légère à modérée. Ses saponines augmenteraient la synthèse d’oxyde nitrique (NO), ce qui entraînerait une relaxation du corps caverneux pénien et donc une amélioration de l’érection. La majorité des études n’ont pas rapporté de changements significatifs des taux de testostérone chez les hommes ayant des niveaux normaux au départ. Des augmentations ont principalement été observées chez les hommes souffrant de DALA mais ont été considérées comme de faible ampleur et inférieures à celles observées avec d’autres plantes comme l’ashwagandha ou certains micronutriments, notamment le zinc,,.

 

° La maca (Lepidium meyenii), souvent appelée « Ginseng péruvien » ou « Viagra végétal », est particulièrement indiquée chez les hommes pour améliorer le désir sexuel, les fonctions érectiles et les troubles liés au DALA,. Selon une étude de 2023, une supplémentation pendant 12 semaines chez des hommes présentant une « andropause » a permis d’améliorer les scores AMS et ceux des questionnaires sur le désir sexuel et la fonction érectile (IIEF-5) et l’IPSS (International Prostate Symptom Score) par rapport au groupe placebo. Sa prise n’affecte ni les taux de testostérone ni ceux de PSA (antigène spécifique de la prostate). Les chercheurs ont donc conclu que la maca est une bonne alternative pour les hommes souffrant de DALA et ne pouvant pas prendre de thérapie de remplacement de la testostérone en raison de risques de troubles de la prostate ou de d’atteintes cardiovasculaires.

 

° Le ginseng coréen (Ginseng panax) – et ses ginsénosides – est utilisé traditionnellement pour ses effets « aphrodisiaques ». Selon les études et revues d’études de 2021 à 2025, il augmente en effet la synthèse et la libération de NO, favorisant une bonne vasodilatation du corps caverneux et donc une meilleure érection. Il aurait aussi un effet favorable sur les taux de testostérone et limiterait les manifestations du DALA (augmentation des scores des questionnaires AMS, ADAM, IIEF) par rapport au groupe placebo, notamment la fonction sexuelle,,.

 

 

Le DALA lié au vieillissement masculin, caractérisé par un faible taux de testostérone et des troubles sexuels, est souvent relié au surpoids et à d’autres comorbidités. Encore un sujet tabou dans nos sociétés, davantage même que la ménopause, il est donc primordial d’informer et d’accompagner précocement les hommes afin de les aider à mieux gérer les différents inconforts sexuels, physiques et psychologiques reliés au DALA.

Une prise en charge globale est donc indispensable pour briser le cercle vicieux de la baisse de testostérone et améliorer la qualité de vie des hommes. Pour se faire, des modifications des habitudes de vie peuvent être nécessaires avec en ligne de mire le remaniement des assiettes, la perte des kilos excédentaires si cela est nécessaire, la pratique d’une activité physique régulière, une bonne gestion du stress et du sommeil, ainsi que l’intégration de nutriments essentiels et d’extraits de plantes spécifiques.

 

 

Notes sur l’auteur

Angélique Houlbert est diététicienne-nutritionniste D.E., écrivain chez Thierry Souccar Éditions et chroniqueuse radio sur www.nutriradio.fr. Elle propose plus de 140 podcasts – « La chronique nutraceutique d’Angélique »- pour se former aux actifs des compléments alimentaires.

 

https://www.deezer.com/fr/show/1001259681

https://open.spotify.com/show/4DB9r1zvsOM4hQQquyagNP

https://music.amazon.fr/podcasts/4dea7e2e-dab0-4415-893b-3a56d06bcb6f/la-chronique-nutraceutique-d’angélique

 

 

 

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